Jean-Claude Izzo
Collège
MARSEILLE
 

Du burlesque... encore et toujours.

mardi 2 mai 2017, par M. Luc

Deux pièces particulièrement fantaisistes :
- Les bandes annonces du Cartoun Sardine
- Bigre de Pierre Guillois

Le théâtre " à domicile ".

Un spectacle de poche mais qui repousse les murs, convoque le Titanic, nous conduit dans l’espace et bien au-delà… c’est la performance du Cartoun Sardine venu livrer son spectacle à la classe de 5°C, mercredi 8 mars.

JPEG - 2.3 Mo

Rembobinage :
Pourquoi un tel nom ? « Cartoun » pour l’esprit dessin-animé, l’outrance, la loufoquerie… « Sardine » car les comédiens sont de Marseille, évidemment.

Troupe iconoclaste de deux acteurs (performeurs ?) et un musicien, le Cartoun Sardine s’est plu à nous représenter des bandes annonces de films, en les distordant, en les parodiant avec esprit, vivacité et humour : Zorro, amoureux, prend une leçon d’éloquence aux côtés de Dom Juan et de Cyrano ; quelques extraits plus loin, les voilà qui lévitent debout sur le bureau, courent d’un bout à l’autre de la salle en faisant les mouettes, se font filmer, tirent sur les élèves au pistolet à fléchettes à l’issue d’une tirade de Tarantino et « Pan » !

JPEG - 2 Mo

Après ce déchaînement, les élèves à leur tour devaient livrer la bande annonce qu’ils avaient préparée à leur intention.
Bachir & Rayan sont venus avec une vidéo que l’on a pu projeter (bravo !) ; un groupe de filles - ayant choisi le thème de l’horreur - est parvenu à captiver la classe et même à la surprendre avec un effroyable claquement de porte. Effet surnaturel assez convaincant !

Le théâtre hors les murs :

JPEG - 5.7 Mo

Avance rapide :
Toujours loufoque, « Bigre » a été vu également à La Criée, jeudi 23 mars, par un petit groupe d’élèves.

JPEG - 4.9 Mo

« J’en ai mal aux joues d’avoir tant ri » a déclaré Chaima à l’issue du spectacle.

La pièce, comme au temps du muet, est sans parole (quoique bruyante), et la scène représente trois logements en coupe sous les toits.
Trois individus, trois archétypes (le costard cravate / le baba cool en sandales / la shampouineuse) évoluent avec maladresse dans des maisons pleines de chausse trappes ; vivent les uns à côtés des autres, puis se rencontrent, se séparent se réconcilient… des liens se tissent avec plus ou moins de bonheur, mais dans une folie qui va crescendo. Les gags comme les catastrophes s’enchaînent sans temps mort. Tout est outré, extrême, exagéré : une prise de sang tourne (littéralement) en eau de boudin, le poisson est javellisé, les pets troublent la musique disco…
L’humour de situation est parfois scabreux, scatologique, sale et méchant et il est difficile de tout voir la première fois tant il se passe de choses à la fois.
Un régal... si l’on n’est pas délicat.

JPEG - 5 Mo

Des extraits muets de Buster Keaton, Charlie Chaplin ou Mr Bean devraient vous donner une idée de ce que peut être le burlesque… et cela va très loin !
Visionnez pour cela " Electric house " - 1922, de Buster Keaton ou la scène de la cabane de Chaplin et Paulette Goddard dans " Les temps modernes ".

 
Collège Jean-Claude Izzo – 2, place Espercieux - 13002 MARSEILLE – Responsable de publication : Mme. Grazi
Dernière mise à jour : mardi 17 octobre 2017 – Tous droits réservés © 2008-2017, Académie d'Aix-Marseille